Les graphismes de l'Amstrad CPC
Retro Making : les graphismes façon Amstrad Ce qui me passionne dans la création amateur, c'est le Retro Making : essayer de se rapprocher des contraintes et du rendu des anciennes machines. Cela demande souvent pas mal de recherches pour comprendre leurs spécificités, leurs limites et leurs petites particularités. Cet article est consacré à un ordinateur qui a accompagné mon enfance : l'Amstrad CPC. La gamme classique comprend notamment les CPC 464, 664 et 6128. Pour la partie graphique, ces modèles reposent sur les mêmes grands principes. Les CPC Plus, apparus plus tard, apportent en revanche des possibilités supplémentaires. L'écran du CPC
Au démarrage, un CPC affiche généralement son écran BASIC, avec sa couleur de fond, le message d'introduction, le prompt Ready et le curseur.
Écran provenant d'un CPC 464. Pour simplifier, on peut distinguer :
Sur cette capture d'un CPC 6128, la surface est bleue et la bordure a été réglée en rouge. Le CPC propose trois modes d'affichage principaux. La forme d'un point affiché varie selon le mode : il faut donc distinguer la résolution logique utilisée par le programme et le rendu obtenu à l'écran. Mode 0
Le mode 0 permet d'afficher jusqu'à 16 couleurs simultanément dans la zone principale, sans compter la bordure. Il affiche 20 caractères par ligne et 25 lignes de texte. Un point logique est très large : ce mode correspond à une surface graphique de 160 x 200 points. Un caractère de 8 x 8 points occupe donc une zone beaucoup plus large à l'écran que dans les autres modes.
Exemple du mode 0 et d'un point placé au centre.
Gryzor sur Amstrad, écran titre en mode 0.
Ghosts'n Goblins. Mode 1
Le mode 1 est le mode utilisé par défaut au démarrage du CPC. Il permet d'afficher 4 couleurs simultanément, avec 40 caractères horizontalement et 25 verticalement. La surface graphique correspond à 320 x 200 points. Les points sont moins étirés qu'en mode 0, ce qui donne un rendu plus fin. Ce mode a été très utilisé pour les jeux d'aventure et les interfaces contenant beaucoup de texte.
Sram en mode 1 avec quatre couleurs.
Zombi, un jeu phare de la machine.
Le Nécromancien, un jeu dont vous êtes le héros ; j'ai eu l'occasion de connaître son auteur. Mode 2
Le mode 2 privilégie la finesse : il permet d'afficher 2 couleurs simultanément dans la zone principale, avec 80 caractères par ligne et 25 lignes. La surface graphique correspond à 640 x 200 points. C'est le mode le plus adapté au texte fin et aux interfaces nécessitant beaucoup de détails horizontaux.
Palette de couleurs
Le CPC classique dispose d'une palette de 27 couleurs.
Palette de référence de l'Amstrad CPC.
Palette que j'ai reconstruite à partir de l'émulateur Caprice. Certains moniteurs CPC étaient monochromes et affichaient différentes intensités de vert plutôt que les couleurs d'origine.
Exemple de palette monochrome reconstruite à partir de Caprice. Les couleurs sont numérotées dans la palette. Le CPC accepte également plusieurs valeurs supplémentaires qui correspondent à des doublons de certaines teintes existantes. Respecter les proportions des pixels ?
Lorsque l'on veut reproduire un rendu CPC sur une autre machine, une question se pose : faut-il conserver un point logique comme un pixel carré, ou reproduire l'étirement visible selon le mode d'affichage ?
Ici, l'image fait 160 x 200 pixels : un pixel de l'image représente un point du mode 0. On peut ensuite agrandir l'image pour reproduire davantage les proportions visibles sur un écran CPC.
L'image est ici agrandie pour simuler l'étirement du mode 0. Le résultat est forcément plus déformé : il vaut donc mieux créer les graphismes en connaissant dès le départ la forme du point affiché dans le mode choisi.
Le même exemple avec une bordure autour de la zone de jeu.
L'écran titre de Gryzor en mode 0, remis dans un format où un point logique correspond à un pixel. Il faut également garder en tête qu'un jeu CPC peut changer de mode graphique en cours d'exécution : un écran titre peut utiliser un mode, puis le jeu lui-même un autre. Crédits
Merci à Kisthune pour la correction. Vous pouvez également visiter Les Sucres en Morceaux, une autre bonne source d'informations sur le CPC et ses graphismes. |
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